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Les PME françaises plébiscitent la croissance externe

Croissance externeEn matière de croissance externe, les petites et moyennes entreprises françaises affichent un très fort dynamisme. Une étude menée par BPI France et livrée en septembre 2022 révèle qu’au cours des cinq dernières années, 81 % des dirigeants ont envisagé de mener un rachat d’entreprise, tandis que 34 % d’entre eux ont effectivement réalisé une acquisition. Les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en fusion acquisition décryptent.

Après une année 2021 particulièrement dynamique, le marché du M&A a marqué une pause au cours du premier semestre 2022, avec un nombre d’opérations en repli de 42 % sur un an au niveau mondial, selon les chiffres livrés par Refinitiv. Conjoncture économique globale incertaine et accès au financement plus difficile ont induit une attitude plus prudente de la part des acquéreurs. Ce repli des transactions touche notamment les très grandes opérations. Pour les PME, en revanche, l’appétence pour les opérations de croissance externe ne semble pas se tarir.

D’importantes ambitions de croissance

L’étude « la croissance externe à l’échelle des PME » livrée par BPI France révèle ainsi que huit dirigeants sur dix ont envisagé d’acquérir une entreprise au cours des cinq dernières années. Ils sont par ailleurs une très large majorité (83 %) à estimer qu’à long terme, le rachat participe à la pérennité de leur entreprise. Soixante-cinq pour cent d’entre eux estiment même que l’acquisition de sociétés est indispensable à leur développement. Pour autant, ces velléités d’achats ne sont pas toujours suivies d’effets. Ainsi, au cours des cinq dernières années, seuls un tiers des PME ont effectivement réalisé une acquisition.

De nombreux freins subsistent

Si l’acquisition les tente, les dirigeants se montrent prudents. Ainsi, 47 % d’entre eux affirment avoir renoncé à réaliser une acquisition face à l’ampleur de la tâche. Parmi les raisons invoquées : le manque de temps et l’absence de compétences en interne sont le plus souvent avancées. Malgré un montant de transaction moyen relativement faible (55 % des opérations ne dépassent pas le million d’euros), ceux-ci restent très exigeants quant au bon déroulement de l’opération. Pas question de passer outre la phase de due diligence, ni de passer rapidement sur une réflexion autour des synergies possibles entre les deux entités via la réalisation d’un business plan. Lorsqu’ils se penchent sur une opération de croissance externe, les dirigeants de petites et moyennes entreprises adoptent les mêmes réflexes que les experts du secteur. Ils sont néanmoins moins enclins à se faire accompagner par des professionnels.

Nouveaux deals en perspective

Au cours des prochaines années, le nombre de transactions devrait encore s’accélérer, porté par le départ en retraite des entrepreneurs de la génération des baby-boomers. Près d’un dirigeant sur deux prévoit ainsi de céder son entreprise au cours des cinq prochaines années. Ces cédants sont eux aussi animés d’exigences fortes. Ils souhaitent valoriser leur entreprise à un prix conforme aux standards du marché, tout en s’assurant de sa pérennité.

Faites-vous accompagner

Dans un marché dynamique mais prudent, toute opération de cession ou de rachat nécessite une réflexion en amont. Une étape essentielle permettant d’évaluer les atouts et les faiblesses de l’entreprise, d’analyser son positionnement dans son marché et dans son environnement macro-économique. Tout au long du process, les experts d’AURIS Finance se placent à vos côtés. Quel que soit l’état d’avancement de votre projet, nous sommes à même de vous conseiller en tenant compte des problématiques spécifiques à la taille de votre entreprise et à votre secteur d’activité.

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