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Marché du M&A : le bilan d’une folle année

M&AMalgré la crise sanitaire, le marché des fusions-acquisitions se porte très bien. Pour l’année 2021, le montant des opérations M&A réalisées au niveau mondial a atteint 5 800 milliards de dollars*, dépassant le record historique enregistré en 2007, à 4 500 milliards de dollars. Bulle ou phénomène durable ? Les experts d’AURIS Finance, spécialistes du conseil en cessions et acquisitions d’entreprises, reviennent sur cette folle année 2021.

Certains observateurs ont parlé de « boulimie transactionnelle » pour qualifier le marché du M&A au cours de l’année 2021, tant le nombre de deals a été tiré à la hausse. Pour le seul marché européen, dès le premier semestre 2021, le volume d’opérations a bondi de 59 % sur un an, tandis que la valeur de transactions a augmenté de 111 % pour atteindre 500 milliards de dollars. Une progression tout de même à nuancer : la forte hausse au premier semestre 2021, s’expliquant notamment par un effet de rattrapage d’opérations empêchées lors des différents confinements. L’année s’est néanmoins poursuivie sur le même élan, confirmant la forte hausse du nombre d’opérations, tant au niveau des très grandes entités que des entreprises de plus petite taille.

Les raisons du dynamisme

Plusieurs éléments expliquent cet engouement. D’une part, les fonds d’investissement sont actuellement dotés d’un niveau de liquidité élevé. À cela s’ajoute des taux qui – malgré l’inflation Outre-Atlantique – restent bas : la Fed ayant choisi de poursuivre sa stratégie de taux longs négatifs. Ces deux éléments conjoints tirent les niveaux de valorisation des entreprises à la hausse. L’année 2021 a notamment été le théâtre de « megadeals », a l’instar du rachat par AT&T de Discovery Inc pour un montant de 43 milliards de dollars, ou encore le rachat de Kansas City Southern par Canadien Pacifique pour 31 milliards de dollars. En France, ce sont près d’une vingtaine d’opérations supérieures à un milliard d’euros qui ont été lancées au cours de l’année 2021, soit 9 de plus qu’en 2020. À noter, les transactions dans les secteurs technologie, finance, industrie, énergie et électricité représentent désormais la majeure partie des opérations réalisées.

Synergies et économies de coûts

Pour les entreprises, candidates à l’acquisition de nouvelles cibles, l’ambition affichée est de créer des synergies et de développer de nouvelles parts de marché. Une étude réalisée Bain & Company, détaille les motivations des opérations de croissance externe. Il apparait que la crise sanitaire a eu des effets importants sur la recherche de cibles. En effet, parmi les raisons qui poussent les entreprises au mariage, arrive en tête l’urgence d’acquérir de nouvelles compétences digitales. Les opérations de fusion-acquisition sont désormais considérées comme un pilier fondamental de croissance pour les entreprises : 45 % des professionnels interrogés par le cabinet de conseil les considèrent comme un vecteur de croissance pour les trois prochaines années, contre 30 % environ au cours des années précédentes.

Les fonds d’investissement très présents

Au-delà des entreprises faisant l’acquisition d’entités concurrentes, les fonds d’investissement sont de plus en plus présents. Leur objectif : une détention court terme, en vue d’une revente rapide après valorisation. Au cours de l’année 2021, le poids des fonds dans les fusions-acquisitions tricolores a progressé en valeur de 25 à 35 % par rapport à l’année précédente. C’est ainsi par exemple que CVC Capital Partner s’est emparé du spécialiste des médicaments sans ordonnances Cooper-Vemedia pour un montant de 2,2 milliards d’euros.

Faites-vous accompagner

Pour les dirigeants d’entreprises candidats à la cession, l’année 2022 devrait réserver de belles opportunités, tant le marché du M&A est dynamique. Quel que soit votre projet, les experts d’AURIS Finance se placent à vos côtés. Contactez-nous.

*source : Refinitiv – Dealogic