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Malgré la crise le marché des fusions et acquisitions résiste

Marché des fusions et acquisitionsAlors que l’année 2020 a marqué un stop pour de nombreux pans de l’économie, le marché des fusions et acquisitions a bien résisté. C’est le cas notamment du marché européen, dont le volume de transactions a progressé entre 2019 et 2020. Les experts du cabinet Auris-finance livrent leur analyse.

Selon les chiffres livrés par MergerMarket, sur un an, le recul des ventes et des rachats d’entreprises s’établit à 6,6 % au niveau mondial, soit un volume global de transactions pour l’année 2020 de 3200 milliards de dollars. Un repli certes, mais largement atténué par le second semestre au cours duquel les transactions ont fortement repris au niveau mondial.

Au global, le nombre de transactions a chuté de 15,5 % (20 767 transactions enregistrées au niveau mondial en 2019, contre 17 545 transactions en 2020). Sans surprise, les secteurs qui ont le mieux résisté sont ceux qui ont été les plus sollicités dans la lutte contre la propagation du virus de la Covid-19. Il s’agit du secteur des médias et télécommunications, du secteur énergétique ainsi que du secteur de l’industrie chimique.

Très bonne tenue du marché européen des fusions et acquisitions en 2020

Quid du marché européen des fusions et acquisitions en 2020 ? Toujours selon MergerMarket, celui-ci a particulièrement performé au cours de l’année écoulée. Ainsi, les rachats et ventes d’entreprises ont progressé de 5,6 % sur un an, pour atteindre 847 milliards de dollars de transactions.

À nouveau, les secteurs « Covid-19 résilients » ont le mieux résisté, c’est le cas notamment de la Tech, de l’énergie mais également du secteur du luxe boosté par la reprise de la consommation en Asie dès le second semestre 2020. En France, l’année a été ponctuée par d’importantes transactions opérées par des géants du CAC 40. 2020 a notamment été marqué par le rachat de l’éditeur de logiciels industriels américain OSIsoft par Schneider Electric pour un montant de 5 milliards de dollars, ou encore de celui du Joaillier américain Tiffany par LVMH, pour 15,7 milliards d’euros.

Certains secteurs plus résistants que d’autres

Au sein de l’Hexagone comme partout dans le monde, la crise sanitaire a impacté de façon très inégale les différents secteurs de l’économie. Il en est de même pour le marché des fusions et acquisitions, qui reste très hétérogène. Très affecté par la mise en place du premier confinement (16 mars – 11 mai 2020), l’activité du travail temporaire s’est fortement repliée au premier semestre 2020. Sur un an, le nombre d’opérations de fusions-acquisitions dans ce secteur s’est contracté. Cependant, avec plus de 35 % des transactions réalisées au cours des deux premiers mois de l’année, les experts d’Auris-Finance estiment que les opérations ont été davantage empêchées qu’annulées. Elles pourraient donc se reporter sur l’année 2021.

À noter, certaines belles opérations, à l’instar de la cession du spécialiste de l’intérim transport logistique Mantrans, ont démontré l’appétence des acquéreurs pour ce type d’entreprises et notamment pour des agences d’intérim spécialisées dans des secteurs résistants au Covid (emploi dans le BTP, le transport et logistique).

Enfin, la crise a montré l’importance de l’adaptation des business modèles. Un constat particulièrement flagrant pour le secteur de l’agroalimentaire qui a connu, au cours de l’année 2020, une très forte accélération des nouveaux usages. Empêchés dans leurs déplacements, les consommateurs se sont tournés vers les applications de livraison à domicile.

Conséquemment, de nouvelles transactions pourraient prochainement avoir lieu concernant ces nouveaux entrants, à l’instar du rachat de QuiToque effectué dès 2018 par le géant Carrefour.