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M&A : le marché tricolore résiste timidement

Marché tricoloreAprès une année 2021 particulièrement exceptionnelle sur le marché du M&A, l’année 2022 s’annonce plus mitigée. Au niveau mondial, les grandes opérations se replient fortement, tant en nombre qu’en volume. Si le marché français n’échappe pas au repli global, certaines typologies d’opérations résistent. Les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en fusion-acquisition dressent le bilan.

Les données sont formelles. Après une année 2021 particulièrement dynamique, les opérations de fusion-acquisition accusent en 2022 une forte baisse. Un effet de tassement qui fait suite à un important rattrapage post-covid. Les opérations empêchées durant les différents confinements de 2020 se sont finalisées au cours de l’année suivante. À cela s’ajoute un changement d’état d’esprit de la part des candidats à l’acquisition. Dans un contexte économique incertain (guerre en Ukraine, tension sur les taux…), entreprises et fonds d’investissement se font attentistes et les deals tardent à se concrétiser. Ainsi, le premier semestre 2022 a été marqué par une contraction des opérations à l’échelle mondiale de 17 % en volume et 22 % en valeur.

La France n’échappe pas au repli généralisé

En France, la tendance est également au repli. Au troisième trimestre, les opérations menées au sein de l’Hexagone sont en repli de 35 % sur un an, tandis que le nombre de transactions diminue pour le troisième trimestre consécutif. Selon Refinitiv, entre le 1er janvier et le 10 juin 2022, les fusions acquisitions ont reculé de 42 % en France pour atteindre 37,5 milliards de dollars. Un niveau qui reste toutefois largement supérieur à celui constaté en 2019 à 25 milliards de dollars. Toujours selon les données livrées par Refinitiv, au troisième trimestre, les fusions et acquisitions visant des cibles françaises se sont repliées de 41 %, tandis que la valeur des opérations de Private Equity a accusé une baisse de 17 %.

Néanmoins certaines typologies d’opérations résistent

Des chiffres qui cachent cependant d’importantes disparités. D’une part, les chiffres marchés restent largement affectés par la réduction des méga deals, concernant des large caps, c’est-à-dire des entreprises valorisées au-delà du milliard d’euros. Pour ce type d’opérations, les acquéreurs se font plus rares et l’attentisme prévaut. Les small et mid caps, en revanche, continuent d’attirer les acquéreurs. Pour les entreprises aux profils attractifs, la demande reste réelle. Pour autant, la prudence est de mise. Les acquéreurs sont plus que jamais attentifs au niveau de valorisation des cibles qu’ils convoitent. De fait, au cours des derniers mois, les niveaux de valorisation ont accusé un léger repli, comme en atteste l’indice Argos Index Mid Market qui pour le deuxième trimestre 2022 s’établit à 10 fois l’Ebitda, soit une baisse de 14 % sur un an.

Correction des niveaux de valorisation

Dans ce contexte, certaines entreprises sont désormais moins attractives que d’autres. C’est le cas notamment des entreprises de la Tech qui après avoir connu une année 2021 particulièrement dynamique, bénéficiant de l’accélération du digital post-covid, voient leurs niveaux de valorisation se replier, pour atteindre des planchers plus raisonnables.

Faites-vous accompagner

Dans un contexte macro-économique incertain, les acquéreurs sont aujourd’hui très regardants quant au niveau de valorisation de leur cible. Les périodes d’audit sont souvent allongées de sorte que l’ensemble des éléments constitutifs de l’entreprise puisse être passées au crible. Plus que jamais, acquéreurs et cédants ont besoin de se faire accompagner par des experts, à même de préparer la phase de due diligence et d’inscrire les opérations dans une vision stratégique long terme. Que vous soyez entreprise cédante à la recherche d’un acquéreur ou candidat ou rachat, les experts d’AURIS Finance, spécialisés par secteurs, se placent à vos côtés.

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