Si les opérations de rapprochement dans le secteur bancaire sont rares, elles ne sont pas non plus inexistantes. La tendance est même à l’accélération, avec un début d’année 2024 marqué par une accélération des opérations. Décryptage par les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusions acquisitions.
« Too big to merge ». Le secteur bancaire est traditionnellement à l’écart des grands mouvements de rapprochements. Étant donné la taille critique nécessaire à la conduite d’activités bancaires, le secteur bancaire est déjà très fortement concentré. En Europe, une poignée de mastodontes se partagent un marché de 450 millions de personnes.
27 milliards de dollars de deals
Néanmoins, le paysage bancaire européen est loin d’être figé. Une récente étude livrée par le cabinet de conseil Oliver Wyman dresse le constat suivant : depuis le début de l’année 2025, les opérations de fusions-acquisitions dans le secteur bancaire ont été multipliées par deux en montant par rapport à la même période en 2024. Ainsi, sur les six premiers mois de l’année, un montant record de 27 milliards de dollars de deals a été enregistré, en hausse de 47 % sur un an. Toujours selon l’étude, le Top 5 des banques du Vieux Continent et du Royaume-Uni ne détient que 24 % des actifs bancaires, contre 57 % pour les États-Unis. Dans ce contexte, de nouveaux mouvements de rapprochements peuvent advenir. Déjà, les petits acteurs se rassemblent : à l’instar de l’acquisition d’Helios par la fintech française Younited, spécialisée dans le crédit.
Rapprochements entre géants…
En France, l’année 2025 a été également marquée par un rapprochement d’envergure : l’acquisition d’AXA Investment managers par BNP Paribas Cardif. L’opération, initiée en août 2024 et finalisée en début juillet 2025, donne naissance à un mastodonte de la gestion d’actifs. Cette fusion permettra au Groupe BNP Paribas de créer une plateforme européenne avec plus de 1 500 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Autre opération d’envergure, le projet de rapprochement entre BPCE et Generali, sous la forme d’une joint-venture détenue à parts égales entre BPCE (via Natixis Investment Managers) et Generali Investments Holding. Une opération qui vise à nouveau à créer l’un des plus grands gestionnaires d’actifs en Europe avec 1 900 milliards d’euros d’actif sous gestion.
… Et petites opérations
À l’heure actuelle, les banques conservent un atout majeur, en comparaison des autres secteurs : leur important niveau de liquidité. Depuis 2022, les banques européennes ont reversé des montants records à leurs actionnaires. Pour la seule période 2024-2025, les analystes estiment à 120 milliards d’euros le total des dividendes et rachats d’actions programmés par les grandes banques européennes. Elles sont donc en mesure d’absorber des entreprises de plus petite taille. Les grandes banques conservent une appétence réelle pour les fintechs, au premier rang duquel se trouvent les entreprises spécialisées dans les paiements, mais également la cybersécurité. Un groupe tel que BNP Paribas a par exemple mis la main sur NICKEL (2017), Gambit Financial Solutions (2021), ou encore Kantox (2022).
Nos experts à vos côtés
Les fintechs innovantes restent aujourd’hui particulièrement scrutées par les géants du secteur bancaire. Leur acquisition peut leur permettre d’opérer un bond technologique ou de déployer un nouveau service de manière rapide et agile. De nouveaux mouvements pourraient prochainement advenir. Les experts d’AURIS Finance sont spécialisés par secteurs et vous accompagnent tout au long de votre opération de cession ou d’acquisition.


