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Agroalimentaire : les licornes de demain sont-elles européennes ?

licornes agroalimentaire

Malgré la crise sanitaire, l’année 2021 sera sans doute une année record pour les opérations de fusion-acquisition. Cependant, tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne. Le secteur de l’agroalimentaire notamment continue de séduire les investisseurs, mais également les entreprises qui entendent grandir par opération de croissance externe.

À nouveau, au sein du secteur agroalimentaire, toutes les entreprises ne se valent pas. Les plus chassées sont sans conteste celles qui font le plus preuve d’innovation… et en la matière, l’Europe n’est pas en reste ! Les experts d’Auris Finance dressent un état des lieux des foodtechs à haut potentiel.

Les licornes européennes de la FoodTech

2,4 milliards d’euros. Tel est le montant des investissements réalisés dans les FoodTechs européennes au cours de l’année 2019. Un chiffre en progression de 70 % par rapport à l’année précédente, selon le rapport intitulé « état des investissements dans la FoodTech en Europe » par DigitalFoodLab. Une manne financière qui profite néanmoins à une infime partie des start-ups européennes : ainsi, 58 % des investissements dans les 2 000 start-ups FoodTech européennes se concentrent sur cinq entreprises.

Parmi elles se trouvent des licornes (entreprises dont la valorisation excède le milliard de dollars) européennes spécialisées dans la livraison, à l’instar du britannique Deliveroo, qui est désormais valorisée à plus de 7 milliards de dollars. Viennent ensuite deux autres plateformes de livraison à domicile, l’espagnole Glovo, qui en 2019 a levé 300 milliards d’euros et la néerlandaise Picnic qui vient d’opérer une levée de fonds de 250 milliards d’euros.

La FoodScience fait son entrée sur les marchés financiers

Au-delà de ces mastodontes du marché de la livraison, d’autres entreprises, plus confidentielles se distinguent. Parmi elles se trouvent les start-ups spécialistes de la FoodScience, dont l’objet est d’imaginer la nourriture de demain. Si, pour l’heure, les investissements restent largement concentrés sur les start-ups spécialisées dans la livraison, les entreprises qui innovent dans la production de denrées alimentaires sont, sans conteste celles qui, à l’avenir, offrent le plus fort potentiel de croissance. Avec la raréfaction des ressources, les entreprises permettant d’offrir des alternatives à une production alimentaire trop coûteuse en énergie sont en plein essor.

On peut citer parmi elles la foodtech suédoise Oatly, qui, avec ses boissons à l’avoine, propose une alternative aux produits laitiers. En 2020, la start-up a levé 200 millions de dollars. Le groupe, qui a vu le jour dans les années 1990, prépare actuellement son introduction en Bourse. Les entreprises françaises ne sont pas en reste avec quelques pépites qui émergent, à l’instar d’Ynsect, entreprise spécialisée dans l’élevage d’insectes et leur transformation en ingrédients à destination des animaux domestique et d’élevage. En avril 2021, le groupe s’est offert Protifarm, acteur néerlandais du secteur afin d’intensifier son développement en Europe.

Quid des acteurs traditionnels ?

Les géants de la distribution et de l’agroalimentaire ne sont pas restés immobiles face à ce déferlement d’innovations. Impossible de ne pas – d’une façon ou d’une autre – mettre un pied dans ces entreprises innovantes qui pourraient demain se révéler être d’importants relais de croissance. C’est ainsi que la très grande majorité des distributeurs ont d’ores et déjà choisi de se positionner aux cotés des plateformes de livraison. La plupart se positionnent également sur les sciences alimentaires de demain et développent une offre de produits Vegan.

Pour capter les innovations, tous les grands distributeurs ont mis en place des incubateurs et des stratégies d’accompagnement de start-ups. C’est ainsi, par exemple, que Carrefour planche sur les innovations de demain et notamment sur les usages de l’intelligence artificielle dans le retail via son Lab Carrefour-Google.