L’intelligence artificielle générative se démocratise. La plupart des professionnels en font aujourd’hui un usage quotidien. Et, selon une étude récente, les spécialistes M&A ne sont pas en reste. À quelles fins et pour quels résultats ? Les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusion-acquisition vous expliquent.
S’appuyant sur une enquête menée auprès de 1 000 dirigeants d’entreprise, l’étude livrée par le cabinet de conseil Deloitte et baptisée « 2025 M&A Generative AI Study », révèle que 86 % des sondés ont déclaré que leur organisation avait déjà intégré l’IA générative à leurs processus de fusion-acquisition. Cette intégration est récente puisque, pour une majorité de répondants (65 %), la mise en place de ces nouveaux outils a eu lieu au cours des 12 derniers mois. Elle concerne tant les départements M&A des grandes entreprises que les fonds de private equity et fait suite à des investissements conséquents : 83 % des entreprises ayant adopté l’IA ont investi au moins 1 million de dollars. Cet investissement est assorti d’attentes fortes : 80 % des acteurs espèrent un retour sur investissement dans un délais de 1 à trois ans. Pour ce faire, les dirigeants d’entreprise misent sur une amélioration de l’évaluation des risques ainsi que sur la réalisation d’économies de coûts.
Nombreux usages
Au sein des équipes fusion-acquisition, les cas d’usage de l’intelligence artificielle sont nombreux. Elle est utilisée quasiment sur l’ensemble des cycles de process M&A, depuis l’analyse de marché à l’intégration de la cible en passant par le screening et la réalisation des due diligence. Ainsi, 48 % des sondés affirment utiliser l’IA pour générer des brouillons de documents juridiques et réglementaires, 41 % l’utilisent pour analyser les données financières et opérationnelles, 39 % pour analyser les opérations bloquées par les autorités et 35 % pour valoriser les enseignements de transactions passées. L’IA devient alors un outil multifonction permettant de traiter rapidement un très grand nombre de données. Conséquemment, la typologie des équipes évolue : la majorité des entreprises interrogées a déjà lancé des actions de formation et de montée en compétence au sein des équipes.
Freins majeurs
Pour autant, la prudence reste de mise. Une erreur de 1 % dans une valorisation ou l’analyse d’un passif peut conduire à des écarts de plusieurs millions une fois l’opération conclue. L’automatisation de masse nécessite une très grande vigilance à l’égard des data et accentue les enjeux de validation humaine. Ainsi, les directions M&A identifient en tête de leurs préoccupations la sécurité des données (67 %), la qualité de ces données et leur disponibilité (65 %), ainsi que la fiabilité intrinsèque des modèles d’IA générative. Autant d’inquiétudes qui incitent les experts du secteur à penser qu’à court terme, l’IA ne jouera pas un rôle prépondérant dans les opérations de fusion-acquisition. Elle sera utilisée comme un outil supplémentaire permettant de gagner du temps et de déléguer les tâches répétitives, tout en gagnant en fiabilité.
Nos experts à vos côtés
L’intelligence artificielle est un outil majeur pour les équipes M&A. Au-delà des données, des modèles prédictifs et des algorithmes les plus avancés, une opération de fusion-acquisition reste avant tout une rencontre entre deux organisations humaines. La création de valeur repose notamment sur l’adhésion des équipes, l’alignement des pratiques managériales et la capacité à faire converger des cultures parfois très différentes. Une part significative des échecs post-acquisition ne provient ni du légal ou du financier mais d’une mauvaise anticipation des rapports humains. Les experts d’AURIS Finance vous proposent un accompagnement global. Quel que soit votre secteur d’activité, nous nous plaçons à vos côtés.


