Lors d’une opération de fusion ou d’acquisition, les éléments financiers sont en première ligne. Rien n’est laissé au hasard et toutes les données sont maintes fois vérifiées. Malgré cette attention portée aux chiffres, toutes les opérations de rapprochements ne se soldent pas par un succès. En cause : l’humain. Les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusion-acquisition vous livrent leurs conseils.
Aligner les valeurs, les pratiques managériales et les modes de fonctionnement de deux organisations lors d’une opération de rapprochement est sans conteste la tâche la plus difficile et la plus périlleuse qu’il soit. Selon une étude menée par le cabinet de conseil McKinsey, environ 60% des fusions échouent en raison de problèmes de gestion des talents ou d’une mauvaise intégration des équipes. En effet, une opération de rapprochement n’a rien d’évident pour les collaborateurs en place. L’émergence d’une toute nouvelle entreprise – résultant de la fusion de deux organisations – va nécessiter de travailler à l’élaboration d’une nouvelle culture commune. Cela implique de laisser de côté une certaine partie de la culture d’entreprise, parfois avec beaucoup de nostalgie de la part des collaborateurs. Dans le cas d’une acquisition, la perte d’identité de l’organisation acquise peut porter atteinte à la performance des équipes. Enfin, l’ajout d’une nouvelle filiale avec le maintien d’entités distinctes peut amener à des conflits et à un sentiment d’injustice entre les pôles.
Place à la communication
L’incertitude est l’ennemi numéro un d’une fusion réussie. Les rumeurs, les non-dits et le manque de visibilité peuvent rapidement miner la confiance et provoquer des départs massifs. Une communication transparente, régulière et bidirectionnelle s’impose. Il s’agit d’expliquer les raisons de l’opération, de partager la vision commune, de détailler les étapes et impacts concrets pour les équipes. Dans ce cas, faire appel à un manager de transition peut être une bonne idée. C’est lui qui sera notamment chargé de recueillir le feedback des collaborateurs et d’ajuster le dispositif d’intégration en temps réel.
Cartographie des talents
Au-delà du manager de transition, l’instauration d’une gouvernance dédiée au rapprochement et composée de membres des différentes entités peut permettre de faire naitre un dialogue constructif. L’entreprise acquise aura ainsi le réel sentiment d’être incluse dans le nouveau projet. Pour ce faire, il convient d’identifier les collaborateurs stratégiques, c’est-à-dire, les porteurs de savoir-faire, les leaders informels et les experts techniques difficiles à remplacer. Une cartographie précise des talents permet de bâtir des plans de rétention adaptés, incluant incitations financières, perspectives d’évolution et reconnaissance du rôle de chacun dans la nouvelle organisation.
Culture commune
L’autre écueil est celui de ne pas travailler à la mise en place d’une culture commune. Contre intuitivement, le risque est le plus grand lorsque les cultures d’entreprise des deux entités qui fusionnent sont proches. En effet, dans ce cas, la direction va penser que les deux entités se rapprocheront naturellement. Or, il n’en est rien et le risque est de cultiver les rancœurs entre les « anciens » et les « nouveaux » est alors réel. Prendre le temps d’entendre les résistances, d’accompagner les collaborateurs et de leur donner une place est indispensable. Cela passe par l’instauration de séminaires, mais également par un leadership disponible pour répondre aux questions et pro-actif.
Nos experts à vos côtés
Une opération de rapprochement est un bouleversement pour l’ensemble des collaborateurs. Leur adhésion à un projet d’entreprise commun est indispensable à la réussite d’une opération de M&A. Les experts d’AURIS Finance vous proposent un accompagnement global. Quel que soit votre secteur d’activité, nous nous plaçons à vos côtés.


