Gestion des bâtiments, maintenance, sécurité, propreté, accueil ou encore espaces verts ; autant de services très prisés par les entreprises. Au cours des dernières années, le chiffre d’affaires du secteur des services aux environnements de travail (SET) a fortement progressé. Explications et analyse par les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusion-acquisition.
Le secteur du SET (services aux environnements de travail) est désormais bien implanté au sein de l’Hexagone. Une étude menée par l’Idet, en partenariat avec le Sypemi et le CRDIA, évalue le chiffre d’affaires des services aux environnements de travail à 154 milliards d’euros pour l’année 2024. Au total, ce secteur emploie 2,6 millions de personnes, dont 1,2 million d’emplois prestataires et 1,4 million d’emplois directs. Ces derniers représentent une part significative du marché, notamment au sein du secteur public (hôpitaux, collectivités locales, enseignement…). Les métiers les plus représentés sont la propreté, devant la sécurité et la maintenance, qui concentrent à eux trois une large majorité des effectifs.
Externalisation plus forte dans le secteur tertiaire
Le secteur tertiaire, en revanche, fait plus largement appel aux prestataires extérieurs, notamment pour les travaux de propreté, d’entretien des espaces verts et de maintenance. Au cours des dernières années, le taux d’externalisation global des activités de propreté et de services associés par les entreprises françaises a connu une augmentation constante : il était de 68 % en 2009, contre 80 % en 2020. Dans les années post-crise sanitaire, le marché s’est encore développé. Certaines fonctions restent cependant largement internalisées : c’est le cas de l’accueil, de la gestion du courrier, de l’archivage et de l’événementiel.
Offre globale à destination des entreprises tertiaires
Pour servir les entreprises du tertiaire, les acteurs du secteur des services aux environnements de travail (SET), organisent leur offre. Grâce à des opérations de rapprochements, ils s’emparent d’entreprises de plus petite taille leur permettant un accès au marché et mettent également la main sur des entreprises au savoir-faire spécifique. Ce double mouvement leur permet de développer leur offre afin de répondre à l’ensemble des problématiques de leur clientèle entreprises. Au cours de l’année 2024, de nombreux mouvements ont eu lieu. Le géant Onet a ainsi mis la main sur les activités de propreté, de facility management et de logistique d’ISS en France, renforçant ainsi sa position de leader sur le marché français. De même, le groupe Nicollin a poursuivi sa diversification stratégique et géographique en acquérant Caronet, une entreprise de nettoyage basée en Lorraine, marquant son expansion dans l’Est de la France.
Nouveaux défis
Les rapprochements entre acteurs du secteur des services aux environnements de travail devraient se poursuivre au cours des prochains mois. En atteignant une taille significative, ces entreprises se donnent la possibilité d’amorcer leur transition digitale et environnementale. Les réglementations environnementales se font plus nombreuses, avec des clients entreprises qui sélectionnent leurs fournisseurs et leurs prestataires en fonction de grilles RSE strictes. À titre d’exemple, les entreprises de la propreté doivent aujourd’hui intégrer des solutions durables, telles que des produits de nettoyage écologiques, une gestion optimisée des ressources ou encore la réduction de leur empreinte carbone. À cela s’ajoutent de nouveaux défis techniques avec l’intégration de solutions digitales et d’optimisation des process grâce à l’usage de l’intelligence artificielle.
Nos experts à vos côtés
Spécialisés par secteurs, les experts d’AURIS Finance ont accompagné de nombreuses opérations de cession et d’acquisition dans le domaine de la propreté et des services aux entreprises. Depuis la recherche de financements, à l’identification de cibles potentielles, nous vous aidons à concrétiser vos projets.


