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Le Made in France a le vent en poupe

Made in FranceLe Made in France connait aujourd’hui un fort regain d’intérêt. Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à plébisciter le savoir-faire français, tant pour les produits agro-alimentaires que pour l’habillement, le mobilier ou encore la décoration. Un regain d’attractivité qui profite largement aux PME françaises et notamment à celles qui ont un projet de cession. Les experts d’AURIS Finance, spécialistes des opérations de fusion-acquisition décryptent cette tendance.

En 2021, le Salon du Made in France – qui s’est tenu à Paris du 11 au 14 novembre – a réuni 100 000 visiteurs. Un chiffre en très forte hausse : au commencement du salon en 2012, ils n’étaient que 15 000 à arpenter les allées du parc des expositions de la Porte de Versailles, pour un total de 70 exposants, contre désormais 800.

Comment expliquer ce regain d’intérêt pour les créations françaises ? Si la tendance pour le Made in France est en forte hausse depuis quelques années, l’engouement des consommateurs pour les produits français s’est largement intensifié avec la crise sanitaire. La pandémie a accéléré un mouvement déjà en marche. Ainsi, dès 2014, selon une étude réalisée par le CREDOC, 61 % des Français se disaient déjà prêts à payer plus cher pour un produit Made in France.

Des arguments économiques et écologiques en faveur du Made in France

Pour une large partie de la population, consommer local est un acte engagé permettant de soutenir les emplois au sein de l’Hexagone. Un constat réel, puisque selon une étude menée par la Fédération indépendante du Made in France, en choisissant le Made in France une fois sur deux pour l’achat de nouvelles chaussures et une fois sur trois pour l’achat d’article d’habillement, les consommateurs participeraient à conserver entre 55 000 et 160 000 emplois en France. Au-delà de ces raisons économiques d’autres éléments sont pris en considération, à l’instar de l’écologie. Les Français sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à privilégier les circuits courts de sorte à minimiser l’empreinte environnementale de leurs achats.

Afficher fièrement ses couleurs

En conséquence, le Made in France s’affiche désormais partout, à grand renfort de campagnes marketing. Parmi les marques qui ont initié le mouvement, il est possible de citer le Slip Français (entreprise française née en 2011), ou encore La belle-Iloise, conserverie morbihannaise qui revendique son ancrage au port de Quiberon. Pour toutes ces marques, qu’elles soient historiquement ancrées dans le paysage français ou nouvellement créées, la mise en avant de leur spécificité française a été réalisée grâce à une stratégie marketing offensive. Les maisons ont ainsi travaillé leurs arguments de vente afin de mettre en avant leur spécificité et leur authenticité.

Pour certains fleurons français, ce renouveau est allé de pair avec un changement de propriétaire. C’est le cas par exemple de la Maison Fossier, l’une des plus anciennes biscuiteries françaises crée en 1756. Le groupe est récemment devenu propriété du groupe breton Galapagos qui se donne pour ambition de « pérenniser la production de biscuits roses de Reims », c’est-à-dire de capitaliser sur l’héritage historique et local de la marque.

PME, mettez en avant votre authenticité

Les PME françaises sont nombreuses à concevoir des produits Made in France. Reste que toutes n’ont pas pris le virage de la communication autour de leur savoir-faire français. Pourtant l’argument du Made in France a un impact non négligeable sur la valorisation des entreprises. Un acquéreur qui n’aurait pas cet avantage pourrait ainsi bénéficier d’un ancrage local lui ouvrant une nouvelle clientèle, comme nous l’avions vu avec l’exemple italien. Que vous soyez en passe de céder une entreprise ou à la recherche d’une acquisition, les experts d’AURIS Finance vous accompagnent et vous conseillent.