En 2024, le nombre de fusions-acquisitions impliquant des PME suisses a fortement reculé. Un repli qui tranche avec la tendance mondiale. Les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusions-acquisitions vous livrent leur analyse.
Selon les données livrées par le cabinet de conseil Deloitte, les opérations de M&A impliquant des PME suisses se sont fortement repliées au cours de l’année 2024. Sur un an, le recul atteint 9 %. Celui-ci est plus important encore au niveau national. En Suisse, les transactions purement domestiques ont connu une chute drastique, en recul de plus d’un quart (28 %) par rapport à l’année précédente. Le repli est généralisé et aucun secteur n’a été épargné. Une situation qui dénote par rapport aux autres pays européens : si les opérations de M&A ont également ralenti dans le monde, la baisse reste contenue. Après une mauvaise année 2023 sur le front des transactions, le marché M&A mondial s’est légèrement redressé en 2024, avec un niveau de transactions atteignant 3,6 milliards de dollars en 2024, soit une hausse de 13 % par rapport à l’année précédente, selon le Global M&A Report 2025 publié par Bain & Company.
Priorité à l’international
Ce repli suisse n’est cependant pas synonyme de mauvaise santé économique. Si les opérations entre acteurs domestiques se sont fortement repliées, c’est avant tout parce que les entreprises helvétiques ont concentré leurs efforts hors de leurs frontières. Selon l’étude livrée par Deloitte, en 2024, 82 % des transactions impliquant une entreprise suisse concernaient une entreprise européenne. Une stratégie qui a permis aux acteurs suisses d’accéder à de nouveaux marchés et de diversifier leurs activités. Dans un contexte de bonne résilience de l’économie suisse et avec une monnaie forte vis-à-vis de l’euro, les PME nationales ont opté pour des cibles accessibles. Autre constat de l’étude : les grands partenaires commerciaux géographiquement les plus proches de la Suisse, à savoir l’Allemagne et la France, cèdent du terrain au profit de marchés plus éloignés et plus petits, mais à la croissance plus rapide et aux coûts généralement plus bas, à l’instar de la Pologne et de l’Espagne.
La tech suisse délaissée
Dans le même temps, les entreprises suisses conservent leur attrait aux yeux des investisseurs européens qui représentent, en 2024, trois quarts des acquéreurs. L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne totalisent 70 % des achats signés au cours de l’année. Parmi les secteurs, l’année 2024 marque également une évolution : la part des acquisitions impliquant des entreprises informatiques ou des éditeurs de logiciels s’est repliée de 14 %. Dans le même temps, les acquisitions de PME industrielles par des investisseurs étrangers ont progressé de 20 %. Deux autres secteurs demeurent particulièrement dynamiques : les opérations impliquant des PME spécialisées dans les services aux entreprises ainsi que dans la santé ont progressé de 16 et 15 % sur un an.

Nos experts à vos côtés
Pour l’année 2025, les perspectives restent prudentes mais globalement positives grâce à un environnement de taux d’intérêt en baisse constante. Une opération de M&A impliquant une entreprise internationale requiert une solide préparation amont. Que ce soit en vue d’une acquisition ou d’une cession, les experts d’AURIS Finance se placent à vos côtés. Spécialisés par secteurs, nos spécialistes vous accompagnent tout au long de votre processus de cession ou d’acquisition.


