Le chaos politique français n’est pas sans incidence sur le dynamisme économique du pays. En France, depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, les chefs d’entreprise et les investisseurs se font plus prudents. En conséquence, le nombre d’opérations de fusion-acquisition entre entreprises françaises s’oriente à la baisse. Les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusion acquisition vous livrent leur analyse.
Les mariages entre sociétés tricolores sont en chute libre. Ce constat – dressé dans les colonnes du Figaro début octobre – se retrouve nettement dans les chiffres. Ainsi, en 2024 et selon les données du cabinet de conseil PWC, le nombre d’opérations fusion-acquisition en France s’est replié de 29 % sur un an. Le recul reste marqué en 2025 : au premier trimestre, les opérations de M&A impliquant une entité française ont également diminué de 24 %, pour atteindre 29,6 milliards de dollars.
Exception française
Bien qu’en montant global les transactions se maintiennent, la situation de la France contraste avec le dynamisme du Vieux Continent. Ainsi, selon les données Pitchbook citées par Euronews, au premier semestre 2025, la valeur des transactions en Europe a atteint 2 000 milliards de dollars, en hausse de 13,6 % sur un an. Au total, 24 793 transactions ont été enregistrées, soit une progression de 16,2 % par rapport au premier semestre 2024. En cause : une instabilité politique qui perdure. En deux années, la France a vu défiler cinq premiers ministres. Avec un Parlement sans majorité réelle, c’est bien l’incertitude qui domine et qui incite les dirigeants à la prudence. Selon l’enquête de Bpifrance Le Lab, au second trimestre 2025, « l’incertitude politique et économique » figure parmi les principales préoccupations des TPE – PME, freinant leurs projets d’investissement : désormais, moins de la moitié des dirigeants interrogés (45 %) ont pour projet d’investir en 2025.
L’instabilité incite à l’immobilisme
La situation actuelle ne laisse pas entrevoir de prochaines améliorations. Les discussions autour du budget ne rassurent pas les acteurs économiques. En effet, si les dirigeants peuvent s’accommoder d’une hausse ponctuelle de leur niveau d’imposition, ils ont, en revanche, beaucoup plus de mal à composer avec une instabilité chronique. Une hausse de taxes, une réforme du travail ou une évolution des taux peuvent être intégrées à une stratégie ; mais l’instabilité chronique, les revirements de cap et l’absence de visibilité sur la politique économique découragent toute prise de risque à moyen terme. Pour les investisseurs, comme pour les dirigeants d’entreprise, cette prudence se traduit par des arbitrages financiers. Les acheteurs se concentrent sur les synergies les plus raisonnables et délaissent les acquisitions de taille moyenne. Ainsi, selon l’étude du cabinet PwC, la taille moyenne des deals a augmenté de manière significative : +11 % en 2024, à 146 millions de dollars, signe d’une sélectivité accrue : seules les opérations à fort rendement stratégique sont poursuivies.
Nos experts à vos côtés
Dans cette période d’incertitudes, les plus petites entreprises peinent à trouver des financements. L’attentisme est de mise tant du côté des dirigeants d’entreprises que des investisseurs. En 2025, la désaffection des fonds d’investissement anglo-saxons pour les entreprises françaises s’est accentuée. La France est désormais moins attractive aux yeux des investisseurs américains et britanniques, qui préfèrent reporter ou annuler leurs opérations, en particulier dans les secteurs stratégiques ou de M&A. Néanmoins et dans le détail, certaines entreprises parviennent à tirer leur épingle du jeu. C’est le cas, par exemple, des entreprises innovantes, mais également des entreprises déjà bien implantées dans leur marché. Les experts d’AURIS Finance sont spécialisés par secteurs. Nous vous accompagnons dans le développement de votre entreprise et dans la recherche de financements.


