Retour aux actualités

Inflation : les discounters tirent leur épingle du jeu

Discounters AldiAu cours des derniers mois, les discounters ont gagné en part de marché. Avec la progression de l’inflation, de plus en plus de ménages se tournent vers les enseignes à bas coût. Les discounters seront-ils les grands gagnants de cette période inflationniste ? Quels impacts sur le secteur de la grande distribution et sur le marché du M&A ? Les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en fusion-acquisition décryptent.

Une récente étude livrée par l’institut NielsenIQ pour 60 millions de consommateurs estime à 90 euros, le montant que les ménages doivent désormais débourser chaque mois pour absorber la hausse générale des prix (soit 1080 euros par an). Un montant à repartir en trois tiers : transport, énergie et panier moyen en grande surface. Un dernier tiers qui n’a pas échappé aux discounters qui, à l’instar de Lidl et Aldi en France, attirent de nouveaux clients. Le panel Kantar sur les Tendances Consommation et Enseignes révèle ainsi qu’entre avril et mai 2022, Aldi a recruté 385 000 nouveaux clients, la part de marché du discounter atteignant désormais 2,8 %. Dans le même temps, le nombre de clients de l’enseigne LIDL a progressé de 350 000 clients, portant sa part de marché à 7,6 %. À eux seuls, les deux géants allemands détiennent désormais près de 10 % de part de marché au sein de l’Hexagone.

Les distributeurs traditionnels ripostent

Conscients des impacts d’une inflation durable sur les habitudes de consommation des Français, les grandes enseignes tentent aujourd’hui de fidéliser des consommateurs à la recherche de petits prix. E. Leclerc a été l’un des premiers à riposter, avec son « bouclier anti inflation », une compensation systématique de chaque hausse de prix sous forme de cagnottage. Cette initiative a été mise en place dès le 4 mai sur 120 produits du quotidien. Le groupe Carrefour a, pour sa part, imaginé l’opération « prix serrés », en proposant 200 produits à des prix réduits dans la zone de chalandise de ces supermarchés. Cette opération s’accompagne du slogan : « Quand tout augmente, pour ne plus vous serrer la ceinture, on serre nos marges ». Une première pour le géant français qui n’a pas pour habitude de communiquer sur son niveau de marges auprès du grand public. Cette tension sur les prix n’est pas sans incidences sur les producteurs et fournisseurs des grandes enseignes qui doivent également composer avec une flambée des prix. Dans ce contexte, producteurs et fournisseurs sont de retour à la table des négociations, espérant entériner une nouvelle révision à la hausse des prix auprès des grandes enseignes.

Quelles incidences sur le marché du M&A ?

Dans le secteur de la grande distribution, l’heure est aujourd’hui à la concentration, les enseignes mondiales étant notamment la cible de fonds d’investissements. Au travers de rapprochements, les enseignes tentent de mutualiser leurs canaux de vente et de réaliser des synergies de coûts. Pour les entreprises, candidates à la cession, la part de marché est un indicateur essentiel qui entre en jeu dans leur valorisation. La stratégie de fidélisation est donc particulièrement cruciale pour chaque distributeur qui, en période d’inflation, se doit de continuer de servir les consommateurs en leur proposant des prix à la hauteur de leurs attentes.

Faites-vous accompagner

La fin d’année 2022 s’annonce tendue pour les distributeurs, comme pour leurs fournisseurs. L’inflation durable les enjoint à revoir leurs modèles et à travailler sur de nouvelles stratégies de fidélisation. Quel que soit votre projet, les experts d’AURIS Finance se placent à vos côtés. Nos experts du secteur alimentaire et grande distribution sont à même de vous conseiller tout au long de votre opération de rachat ou de cession d’entreprise.

Contactez-nous