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Fusions-acquisitions : les acquéreurs français ciblent les PME indépendantes

acquéreurs françaisExpert de l’accompagnement des entreprises dans leurs opérations de rachat et de cession, Auris-Finance livre son analyse du marché des fusions-acquisitions. Malgré les nombreuses périodes de confinements mises en place pour lutter contre la propagation du virus de la Covid-19, le marché est resté au global très dynamique. Dans le détail, on observe d’importantes disparités entre les régions. L’année 2020 marque un tournant, avec des acquéreurs français qui ciblent désormais en priorité les PME locales et indépendantes.

Malgré la crise sanitaire, le marché des fusions acquisitions est resté vif. Un constat qui s’observe tant au niveau mondial qu’à l’échelle de l’Hexagone. Ainsi, pour l’année 2020, les rachats et les ventes d’entreprises dans le monde ont atteint 3 200 milliards d’euros. Au global, le recul s’établit à 6,6 %, tandis que, sur un an, le marché européen progresse de 5,6 %. La France n’est pas en reste et continue d’attirer les investisseurs internationaux, notamment sur des projets d’acquisition d’envergure. Ils convoitent notamment les entreprises de la santé ainsi que le tissu industriel français, avec plus d’un tiers des projets d’investissements étrangers en France se portant désormais sur les activités de production.

Quid des PME françaises ?

Selon les données In Extenso et Epsilon Research, le marché français des fusions-acquisitions pour les petites et moyennes entreprises s’est rétracté de 19 % au cours de l’année 2020. Un chiffre qui recouvre d’importantes disparités. L’axe Lyon-Paris résiste, les deux métropoles représentent à elles seules 59 % des opérations en 2020, contre 53 % un an auparavant. À noter néanmoins, dans la région lyonnaise, le volume de transactions s’oriente désormais à la baisse. Selon une étude réalisée par la CCI de Lyon Métropole auprès d’un millier de dirigeants d’entreprises, la pandémie de Covid-19 a repoussé leur projet de vente pour 20 % des sondés.

Dans le même temps, de nouvelles régions émergent. Si, la région Normandie a accusé un repli au cours de l’année écoulée (-67%), d’autres régions traditionnellement plus écartées du marché ont séduit les acquéreurs. C’est le cas notamment de la Bretagne où les opérations ont progressé de 13 % sur un an, ainsi que de l’Occitanie (+ 12 % sur un an).

Les acquéreurs privés remplacent les fonds d’investissement

Si pour les transactions de grande envergure les investisseurs internationaux sont restés actifs, la part des acquéreurs français a progressé de 7 points sur les deals de plus petite taille. En 2020, ils constituent ainsi 80 % des acquéreurs de PME. Il s’agit notamment de dirigeants d’entreprises qui souhaitent se développer au sein de marchés matures par le biais d’opérations de croissance externe. Parmi les cibles les plus convoitées : des entreprises locales, aux capacités de production éprouvées et qui ont d’ores et déjà entamés leur transition digitale. Quel que soit le secteur d’activité, les innovations digitales restent très convoitées. Ainsi, un CRM jugé trop vétuste ou encore un service client qui ne comprend aucun outil digital peut être à l’origine d’une plus faible valorisation.

Les PME indépendantes représentent 68 % des volumes

L’année 2020 semble donc marquer un tournant pour le marché français des fusions-acquisitions. Certaines régions attirent, tandis que d’autres traditionnellement plus dynamiques, régressent. En 2020, les acquéreurs français se sont principalement positionnés sur des PME indépendantes qui, à elles seules, représentent 68 % des transactions, contre moins de la moitié en 2019.

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