Après des années marquées par des coûts du capital élevé et une réelle aversion au risque de la part des investisseurs, un nouveau cycle se dessine pour les biotechs, comme en atteste la reprise des opérations de fusion-acquisition.
Explications et analyse par les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusion acquisition.
En 2025, l’indice Nasdaq Biotechnology progressait de +33,4 %. Une belle performance pour un secteur qui, jusqu’à très récemment, évoluait dans un environnement contraint.
En cause : des investisseurs et des acteurs industriels particulièrement averses au risque, dans un contexte de pression forte sur les niveaux de valorisation et de rareté du capital.
Alors que les conditions de financement et de refinancement se stabilisent, la confiance des investisseurs revient et les fonds retrouvent un appétit pour le risque.
Des fondamentaux intacts
En 2026, les moteurs de croissance long terme des biotechnologies restent intacts. Les besoins thérapeutiques poursuivent leur hausse, portés par le vieillissement de la population, l’essor des maladies chroniques et le développement de traitements de plus en plus personnalisés.
Cap sur la valorisation
Si l’appétence au risque des fonds revient, pas question pour autant de financer n’importe quelle biotech. Les leviers de hausse d’endettement sont à nouveau envisageables pour bon nombre de sociétés biotech, à la condition toutefois que les modèles de valorisation restent rigoureux.
Les entreprises qui parviennent à lever des fonds sont celles qui sont capables de transformer leurs découvertes en produits commercialisables, rentables et intégrés durablement dans les systèmes de soins.
De l’innovation à la performance
Plusieurs entreprises ont récemment illustré cette capacité à répondre à un besoin de marché. En ce sens, le cas de Physidia est assez emblématique. L’entreprise française est spécialisée dans l’hémodialyse à domicile. Son offre permet de répondre à un besoin réel : celui du confort des patients qui, grâce au moniteur commercialisé par Physidia, ont désormais la possibilité de réaliser leur dialyse à domicile.
Depuis 2023, Physidia est soutenue par Columna Capital, un fonds d’investissement qui l’accompagne dans son développement, via notamment la réalisation d’opérations de croissance externe.
Si les dernières années ont été marquées par la narration de l’innovation scientifique, la priorité est désormais donnée à la performance tangible. Approbation réglementaire, durée de vie des traitements et génération de cash-flow à court et moyen terme sont scrutés de près par les investisseurs.
Nouveau cycle
C’est dans ce contexte que les opérations de fusion-acquisition se réactivent. Les grands industriels comme les fonds spécialisés sont à la recherche de biotechs innovantes pour reconstituer leur pipeline.
Une recherche renforcée par une échéance majeure : mi-2030, un grand nombre de brevets arriveront à échéance. Il est donc grand temps de reconstituer les pipelines, à la fois via l’innovation interne et via l’acquisition de technologies par croissance externe.
Cette dynamique redonne de la visibilité à un écosystème longtemps fragilisé. Pour les biotechs les plus avancées cliniquement, cette période marque un moment charnière : celui du passage d’un modèle centré sur la recherche à une logique pleinement industrielle.
Nos experts à vos côtés
Les fonds spécialisés, qui avaient temporairement réduit leur exposition ou allongé leurs horizons de manière prudente, retrouvent un appétit accru pour le secteur des biotechs.
Ils cherchent désormais à combiner une logique d’innovation et de performance. Les experts d’AURIS Finance sont spécialisés par secteurs. Nos spécialistes accompagnent les dirigeants et les investisseurs du secteur Santé & Sciences de la vie dans leurs projets de cession, d’acquisition et de levée de fonds.


