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Croissance externe : le bon moment pour se lancer

Fusion acquisitionC’est une question que se posent de nombreux chefs d’entreprises : quel est le moment opportun pour initier une opération de croissance externe ? À cette question, la réponse est plurielle. Si dans la réalité, il n’existe pas à proprement parler de « moment idéal », de nombreux éléments sont à prendre en compte avant de se lancer. Les expert d’AURIS Finance, cabinet de conseil en fusion acquisition, vous livrent leur analyse.

Difficile de déterminer a priori le moment idéal d’une acquisition. Maturité de l’entreprise, ambitions de croissance, état du marché, conjoncture sont autant d’éléments qui doivent être pris en compte. Dans tous les cas, l’acquéreur prend un risque. Un risque qui peut néanmoins s’avérer particulièrement profitable.

Croissance organique ou externe ?

Si l’on oppose traditionnellement croissance organique et croissance externe, dans les faits, les deux stratégies sont très souvent étroitement liées. En effet, une opération d’acquisition est généralement portée par une entreprise en bonne santé à l’activité pérenne et aux réelles capacités de croissance. Par ailleurs, la croissance externe n’est pas le parent pauvre de l’innovation. À titre d’exemple, lors de l’acquisition d’une entreprise en difficulté, il convient de mettre en place des stratégies particulièrement innovantes afin de redresser l’activité et d’embarquer les équipes dans une nouvelle ère. De même, lors de l’intégration d’une nouvelle société à un groupe existant, il faut redoubler d’ingéniosité pour faire émerger des synergies entre les différentes entités.

S’emparer d’une innovation concurrente

Les moteurs de l’acquisition d’une cible sont pluriels et sont fonction de la stratégie de l’entreprise acquéreuse. Dans le cas d’une entreprise dominante sur un marché donné, a l’instar des GAFAM, l’acquisition de technologies innovantes va permettre de conserver une position de dominante sur un marché. C’est ainsi que dès 2006, Google s’est emparé de la plateforme de vidéo YouTube. Les géants du numérique se distinguent également par la réalisation « d’acquisitions tueuses », permettant d’éliminer une technologie qui, à terme, pourrait menacer la leur. Des opérations aujourd’hui dans le viseur des autorités de la concurrence. C’est ainsi qu’en novembre 2021, le gendarme britannique de la concurrence (Competition Markets Authority, CMA) ordonnait à Facebook de revendre Giphy, entreprise spécialiste de la production de Gifs que l’américain avait acquis en mai 2020 pour un montant de 400 millions d’euros.

Une acquisition au démarrage de l’entreprise

Au-delà de ces cas spécifiques aux géants du numériques, la plupart des opérations de croissance externe ont pour vocation de permettre d’accroitre rapidement la part de marché d’une entreprise. Si celles-ci interviennent généralement après plusieurs années d’activité, certaines entreprises offensives font le choix d’acquérir une société cible dès leurs débuts. Il est en effet acté que le coût de la croissance ex-nihilo reste supérieur au coût d’acquisition d’une cible concurrente. Dans ce contexte, s’emparer d’une entreprise – même en situation ponctuelle de difficulté – et dotée d’une technologie, d’une clientèle, d’une marque et d’un chiffre d’affaires solides constituent de véritables tremplins pour le lancement d’une société.

Les experts d’AURIS Finance à vos cotés

Les experts sont formels : ce n’est jamais le bon moment de se lancer dans une opération de croissance externe. Les freins sont nombreux et les risques réels. Ceux-ci se trouvent décuplés lorsque l’environnement géopolitique est incertain (retour de l’inflation, tensions sur le prix de l’énergie et des matières premières…). Néanmoins, savoir prendre des risques en période incertaine peut s’avérer être une stratégie particulièrement gagnante. Et notamment dès le lancement de l’entreprise. Quel que soit votre projet, nos experts spécialisés par secteurs vous accompagnent.

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