Si, en France, les projets solaires de grande envergure peinent à décoller, les actifs de petite et moyenne taille séduisent les investisseurs. Les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusions-acquisitions, vous livrent leur analyse.
Dans le secteur de l’énergie renouvelable, le marché mondial des fusions-acquisitions a conservé une forte dynamique au premier trimestre 2025, avec une valeur totale estimée à 32 milliards de dollars, selon les données publiées par Enerdatics. Dans le détail, l’Amérique du Nord est en tête avec 13 milliards de dollars d’activité M&A. L’Europe arrive en seconde position, avec un niveau de transaction estimé à 8 milliards de dollars. Si les deals concernant les énergies propres restent élevés, la progression dans l’éolien et le solaire se fait moindre. Le tassement est particulièrement sensible sur les deals de très grande taille. Ainsi, selon une étude réalisée par le cabinet d’intelligence économique Enerdatics et révélée par pv magazine, la demande des investisseurs pour les projets solaires de taille moyenne (moins de 30 MW) reste solide. Alors qu’en 2024 le marché des fusions-acquisitions dans le solaire en France a connu un ralentissement – avec seulement 5 transactions d’actifs enregistrées, contre 7 en 2023 – les projets de plus petite taille parviennent à capter l’attention des partenaires financiers.
Avantages comparatifs
Dans le secteur très régulé de l’énergie solaire, les projets photovoltaïques de taille réduite ont de réels atouts : les procédures administratives sont simplifiées, tandis que le niveau d’acceptabilité de la part des riverains est relativement plus élevé. Moins exposés aux fluctuations économiques mondiales, les projets de taille moyenne offrent une rentabilité plus stable que les grands projets. Soutenus par des contrats d’achat d’électricité (PPA – Power Purchase Agreements), les installations d’énergie solaire assurent à l’émetteur des revenus prévisibles à long terme. Au cours de l’année 2024, le groupe CVE, spécialiste du solaire photovoltaïque et du biogaz, a réalisé plusieurs transactions de 5-10 MW grâce à des autorisations simplifiées. Mi 2025, CVE était à l’origine de 652 centrales en exploitation ou en construction, représentant 880 MW dont 466 MW en France.
PPA en hausse
Du côté des entreprises, ce type d’installation est aujourd’hui particulièrement recherché : elle permet une production d’énergie verte locale, au plus proche des sites de production. C’est la position adoptée par des groupes tels que L’Oréal ou encore Schneider Electric dans le nord de la France. Au sein du groupe Engie, la tendance au recours au PPA est à la hausse. L’énergéticien a conclu des accords d’achat d’électricité renouvelable pour 4,3 GW en 2024, contre 2,7 GW en 2023, équivalant à 136 TWh de fourniture d’électricité.
Nos experts à vos côtés
Alors que les mégaprojets solaires peinent à se concrétiser en France, les actifs de taille moyenne semblent désormais représenter l’avenir du secteur. Leur résilience, leur souplesse réglementaire et leur attractivité pour les entreprises engagées dans la transition énergétique en font des cibles de choix pour les investisseurs. Dans ce contexte, les opérations de rapprochement pourraient s’intensifier, portées par une volonté de mutualiser les expertises, d’atteindre une taille critique ou de structurer des portefeuilles diversifiés. Les experts d’AURIS Finance sont spécialisés par secteurs. Ils vous accompagnent dans le développement de votre entreprise : de l’identification de la cible à son intégration, en passant par la recherche de partenaires financiers.


