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Le bio et la grande distribution : toutes les marques sont-elles logées à la même enseigne ?

Bio et enseignesLe bio est très souvent mis à l’honneur, et pour cause. Les Français sont de plus en plus nombreux à le plébisciter et les magasins spécialisés ne sont pas les seuls concernés par cette tendance. Certaines enseignes de la grande distribution voient leurs parts de marché croître fortement dans le bio. Les experts d’AURIS Finance reviennent sur le sujet et analysent dans le détail les chiffres des différents acteurs.

Le bio en nette croissance

Selon le Baromètre annuel de l’Agence Bio, étude Spirit Insight pour l’Agence Bio réalisée du 13 novembre au 1er décembre 2020, le bio continue de séduire, avec 15 % de nouveaux consommateurs. Il en ressort également que les ¾ des nouveaux recrutés ont commencé à consommer bio en début d’année 2020. Pourquoi un tel engouement ? Toujours selon l’enquête, la volonté de préserver sa santé arrive en tête des facteurs incitatifs. Alors à qui profite cette tendance ? Quand on parle bio, on pense tout d’abord aux enseignes spécialisées telles que Naturalia, Biocoop ou encore Bio c’Bon. Ce dernier a d’ailleurs récemment fait objet d’une opération de rachat par Carrefour, preuve de l’intérêt de ce positionnement. Mais la grande distribution elle-même bénéficie de l’ascension du bio dans les paniers des consommateurs.

Des leaders incontestés dans le bio…

Quelles sont les grandes enseignes gagnantes ? Tel est le sujet d’une étude publiée dans le magazine Linéaires et réalisée avec son partenaire NielsenIQ. La liste des 5 premiers reste inchangée pour l’heure mais leur progression est très disparate. Ainsi, Leclerc demeure le leader incontesté avec 20,2 % de son chiffre d’affaires en bio. Toutefois, sa part de marché n’a pas évolué. À l’inverse, Intermarché, le numéro 2 dans le classement avec plus de 17 % de ses ventes dans le bio a vu sa part de marché dans le secteur croître de 0,7 %. Viennent ensuite Carrefour et Système U avec respectivement 11 % et 10,8 % de leur chiffre d’affaires sur le bio. Cependant, si Carrefour est dans le peloton de tête, il a perdu 0,8 point en un an. À noter également les données relatives à Monoprix. L’enseigne n’apparaît dans l’étude qu’en 8ème position, avec seulement 4,7 % de son chiffre d’affaires en bio. Néanmoins, elle est le champion incontesté en termes d’indice de performance en bio. En effet, « avec une part de marché bio deux fois supérieure à celle qu’elle détient au global, l’enseigne Monoprix dispose d’un indice de performance en bio supérieur à 200 », précise l’étude.

… mais aussi quelques perdants

Si le pourcentage des ventes en bio est représentatif de l’importance de l’enseigne en la matière, il est aussi important, comme pour Monoprix, de regarder l’indice de performance en bio qui compare la part de marché de l’enseigne obtenue en bio à celle sur le total alimentaire. Selon ces données, les discounters font figure de mauvais élèves, à l’instar de Netto, avec un indice de performance en bio sous 40. Lidl, de son côté, arrive à atteindre 74,6. Le leader des prix bas réussit à combler progressivement son retard, avec une progression de 0,4 % de sa part de marché par rapport à l’année précédente. L’enseigne d’origine allemande parviendra-t-elle à se hisser un jour parmi les bons élèves ? Pour l’heure, elle se situe en 7ème position, une performance eu égard à son historique.

Vers des opérations de fusions-acquisitions ?

Quoi qu’il en soit, le bio étant un marché porteur en forte croissance, les enseignes de la grande distribution pourraient se livrer à une guerre acharnée afin de conquérir de nouvelles parts de marché et accélérer leur développement, surtout dans le contexte actuel où les consommateurs, et notamment les jeunes, recherchent plus de bio et plus de local. Parmi les armes à leur disposition, les opérations de fusions-acquisitions pourraient donc se multiplier.