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12/12/2024

GenAI et French Tech : un décalage entre intentions et réalité opérationnelle

Prompt IA

Selon une étude publiée par le cabinet de conseil Mozza, les entreprises de la FrenchTech ont bien compris l’urgence d’adopter l’intelligence artificielle générative. Si une majorité de jeunes pousses considère cette technologie comme hautement stratégique, dans les faits, l’adoption tarde à se concrétiser. Explications et analyse par les experts d’AURIS finance, cabinet de conseil en opérations de fusion-acquisition.

À la question : l’IA générative est-elle une technologie stratégique, 96 % des entreprises de la French Tech sondées répondent par l’affirmative. Néanmoins et de manière très concrète, elles ne sont que 37 % à avoir intégré l’usage de l’IA générative dans leur quotidien. Tels sont les résultats de l’enquête menée par le cabinet de conseil Mozza auprès de 80 entreprises de la French Tech (dont 40 % sont membres du Next40 et du FT120).

Usages limités

Celles qui se sont emparées de l’IA l’ont fait en premier lieu à des fins d’amélioration et d’optimisation de l’expérience client (60 %). Seules 15 % d’entre elles explorent des applications innovantes comme la création de nouveaux produits ou services. L’essentiel des efforts se concentre sur des tâches simples, à l’instar de l’automatisation du support client ou encore la gestion de données internes. Parmi les sondés, près d’un tiers estime que l’adoption de l’IA Gen a contribué à l’amélioration des performances globales de l’entreprise. Une proportion semblable estime, en revanche, qu’il est encore trop tôt pour mesurer les effets de l’IA sur la performance et la productivité.

Absence d’équipes dédiées

Autre constat de l’étude : plus le nombre de collaborateurs est important au sein de l’organisation et plus l’utilisation de l’IA est forte. Dans le détail, au sein des entreprises de la French Tech qui utilisent déjà l’IA générative, 93 % comptent plus de 250 employés. Un chiffre qui révèle l’importance de la structuration des fonctions en interne. De fait, l’un des freins identifiés par les répondants demeure le manque de compétences : 32 % des répondants affirment ne pas avoir de responsable IA dédié. Ainsi, 80 % des entreprises ne forment pas leurs collaborateurs, laissant l’autoformation (97 %) combler le vide. Une étude du groupe Adecco révèle qu’en matière d’intelligence artificielle, 66 % des dirigeants préfèrent le recrutement externe à la formation des équipes existantes. Dans le même temps, les métiers de l’IA et de la data restent fortement pénuriques en France, avec 80 % des dirigeants d’entreprises qui font part de difficultés à recruter. Rares sont celles à savoir se positionner sur leurs réels besoins : ainsi près de la moitié des entreprises françaises estiment ne pas avoir une vision claire de leurs besoins en recrutement dans ce domaine.

Freins réglementaires

Le frein majeur au développement de l’IA au sein des entreprises de la French Tech demeure le volet réglementaire : 27 % des entreprises expriment des préoccupations sur la sécurité et la confidentialité des données. Le règlement européen, IA Act, catégorise les systèmes d’IA selon leur niveau de risque, avec des exigences strictes pour les systèmes considérés « à haut risque ». À cela s’ajoute la nécessaire protection des données personnelles. Des enjeux forts pour les entreprises qui s’exposent à des sanctions financières en cas de non-respect, allant jusqu’à 7% du chiffre d’affaires annuel mondial.

Faites-vous accompagner

Dans un monde où les changements portés par le digital sont de plus en plus rapides, les dirigeants d’entreprises sont régulièrement confrontés à d’importants choix stratégiques. Opération de croissance externe, cession, levée de fonds sont autant de moments charnières dans la vie d’une entreprise. Spécialisés par secteurs, les experts d’AURIS Finance vous accompagnent dans vos projets.

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