En France, la filière photovoltaïque connaît un regain de dynamisme, porté par le développement d’entreprises innovantes et une demande réelle en provenance des particuliers. Néanmoins, de nombreux freins subsistent. Explications et analyse par les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusion-acquisition.
Lentement, les panneaux solaires se déploient au sein de l’Hexagone. Ils fleurissent sur les hangars agricoles, les bâtiments industriels, les parkings, les bâtiments commerciaux et les maisons individuelles. En 2024, la France comptait environ 25 GW de puissance installée en photovoltaïque solaire pour une production de 24,8 TWh, soit une progression de 9 % sur un an.
Nombreux tours de table
Un développement porté par la baisse des coûts de production, mais également par l’appétit des investisseurs. Solarock – installateur de panneaux solaires à destination des particuliers créé en 2023 – vient d’opérer un tour de table de 3 millions d’euros auprès de Pale blue dot, Noa, Ring Capital et Kima Ventures. La start-up avait déjà été financée à hauteur de 3 millions d’euros lors de sa création, soit un financement total de 6 millions d’euros en moins de trois années. D’autres acteurs français sont parvenus à séduire les investisseurs. C’est le cas du groupe Enrise, spécialisé dans l’autoconsommation solaire pour l’immobilier commercial et industriel qui a bouclé une levée de fonds de 8 millions d’euros. Pour sa part, Ensol, un groupe spécialisé dans le photovoltaïque résidentiel a bouclé une levée de fonds de 14 millions d’euros en avril 2025. Un tour de table qui devrait permettre à la start-up d’accélérer son développement et de déployer une offre de location solaire en France.
Nouveaux entrants
Au sein de l’Hexagone, la demande progresse. Elle provient tant des particuliers que des professionnels (industriels, professions agricoles et secteurs tertiaires). À tel point que des acteurs non initialement spécialistes de la filière déploient désormais une offre dédiée au photovoltaïque. C’est le cas de Murfy, la start-up française spécialisée dans la réparation de l’électroménager, qui vient d’annoncer le lancement d’une nouvelle offre solaire, permise notamment par l’acquisition de la société MC Est Solaire. Parallèlement, de nouvelles offres émergent : les kits solaires ont fait leur apparition en France. Il s’agit de solutions agiles, prêtes à l’emploi. La start-up française a ainsi imaginé des kits panneaux solaires plug and play, évolutifs et faciles à installer, à destination des particuliers, avec une promesse de rentabilité rapide. Une innovation qui a permis à Beem Energy d’opérer une levée de fonds de 20 millions d’euros.
Nos experts à vos côtés
Si la French Tech s’empare de la filière photovoltaïque, de nombreux freins subsistent. Commerciaux d’abord : la Chine demeure le premier producteur de panneaux solaires au monde. Près de 80 % des panneaux installés dans le monde sont fabriqués en Chine. Réglementaires ensuite, avec des dispositifs de soutien financiers à destination des particuliers complexes et évolutifs. Dans ce contexte, ce sont les entreprises qui proposent une technologie innovante avec une offre spécifique qui parviennent à attirer les investisseurs. Les start-up qui souhaitent se positionner sur le marché – à l’instar de Murphy – intègrent un acteur déjà opérationnel. Au sein du cabinet de conseil AURIS Finance, nos experts sont spécialisés par secteurs. Nos spécialistes du photovoltaïque et de l’énergie renouvelable vous accompagnent tout au long de votre opération de cession, d’acquisition ou de recherche de financements.


