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Aux avant-postes de l’économie, l’ingénierie rebondit

Ingénierie pont en constructionLe redémarrage de l’ingénierie a bel et bien commencé. Les entreprises du secteur qui avaient perdu 11 % de leurs chiffres d’affaires en 2020 et qui nourrissaient la crainte d’une crise durable montrent un tout autre visage à la fin du premier trimestre 2021.

Pour 83 % des ingénieristes, la reprise a eu lieu ou est en cours. Les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en fusion-acquisition, ont cherché à comprendre les tenants et les aboutissants de ce redémarrage économique.

Une reprise économique

La crise provoquée par la Covid-19 n’est peut-être pas terminée, mais l’ingénierie a réellement montré des signes de reprises en 2021. Pourtant, les chiffres avaient de quoi inquiéter. Tous les secteurs d’activité concernés par l’ingénierie ont été touchés. Le nombre de lots dans le bâtiment et les infrastructures qui représentent près de 88 % en volume des marchés d’ingénierie ont reculé de respectivement 21 % et 16 % en 2020 selon l’Étude de la commande publique dans l’ingénierie et les travaux, présentée par Syntec-Ingénierie et Vecteur Plus.

Le secteur de l’énergie a également été durement touché avec un recul de 23 % pour les énergies renouvelables et de14 % dans l’électricité. Les confinements successifs n’expliquent pas tout à eux seuls, le report des élections municipales a également contribué à la dépression, car un trimestre plus tard la reprise était évidente, dès octobre, avec une progression de 21 % de marchés publics d’ingénierie. En 2021, la prise de commandes des ingénieristes augmente et le taux nominal d’occupation des équipes repasse la barre des 50 %.

Reprise dans tous les secteurs de la construction

La reprise 25 %, dans le bâtiment, entamée au quatrième trimestre 2020, s’est poursuivie au premier trimestre 2021 avec une hausse de 19 %, toujours selon l’Étude de la commande publique dans l’ingénierie et les travaux. L’optimiste est revenu et, au premier trimestre 2021, 80 % des entreprises d’ingénierie industrielle et de la construction ont vu leurs prises de commandes augmenter, par rapport à la même période en 2020.

Reprise moins globale dans le secteur de l’industrie

L’optimiste s’observe également chez les entreprises d’ingénierie qui travaillent majoritairement dans l’industrie, alors qu’en novembre dernier, une entreprise sur deux avait peur de l’avenir, en 2021, 82 % des sondés estiment désormais que la pérennité de leur entreprise n’est pas menacée, selon le baromètre Syntec-Ingénierie.

Toutefois, l’activité des ingénieristes de l’industrie tourne encore au ralenti, seule une entreprise sur quatre affiche un taux d’occupation des équipes de 100 %. De plus, certaines filières, comme les secteurs automobile et aéronautique, demeurent fragilisées et estiment qu’elles sont toujours en attente de la reprise.

L’ingénierie, un indicateur économique avancé

« Les ingénieristes sont aux avant-postes de tous les projets. Ils étudient et conçoivent les écoles, gares, hôpitaux, voitures autonomes, usines intelligentes, etc. qui seront construits demain. Le redémarrage actuel de leur activité annonce donc le redémarrage à court et moyen terme de l’ensemble de leurs partenaires économiques. » nous déclare Pierre Verzat, le président de Syntec-Ingénierie. En effet, si les premiers maillons de la chaîne ont commencé à être entraînés par la roue de la croissance économique, il y a fort à parier que le reste de la chaîne devrait suivre.

L’ingénierie, on l’a vu, est positionnée sur de multiples secteurs d’activité, mais elle concerne aussi toutes les tailles d’entreprises et cette ébullition récente devrait fournir de nombreuses opportunités dans les fusions-acquisitions. Les équipes d’AURIS Finance sont prêtes à vous conseiller et à vous accompagner dans vos réflexions stratégiques et vos opérations de haut de bilan (cession, acquisition, restructuration du capital, levée de fonds…).