La Française de l’Énergie (FDE) renforce ses activités en Norvège et s’empare d’Alltec AS, constructeur de solutions d’énergie renouvelable. Les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusion-acquisition, décryptent ce nouveau mouvement de marché.
En date du 9 avril, la Française de l’Énergie annonçait l’acquisition à 100 % de la société Alltec AS pour un montant total de 9 millions d’euros, réglés à 30 % en numéraire et à 70 % en actions de la holding de FDE qui contrôle ses activités en Norvège. La Française de l’Énergie est présente sur ce territoire depuis 2024. Elle se renforce en s’emparant d’Alltec AS, entreprise spécialisée dans l’ingénierie, l’approvisionnement et la construction de solutions d’énergie renouvelable et qui dispose d’une expertise reconnue dans le biogaz, l’hydrogène et l’ammoniac. Alltec AS, qui emploie une cinquantaine de personnes, a livré un chiffre d’affaires de 9,4 millions d’euros pour l’année 2024 et possède un portefeuille de projets qualifiés dépassant les 100 millions d’euros. Cette acquisition d’envergure devrait générer un effet positif immédiat sur les résultats du groupe FDE.
Plateforme norvégienne
Pour FDE, l’acquisition d’Alltec AS s’inscrit dans la droite ligne de ses objectifs de développement à l’international. L’énergéticien français entend accélérer sa présence sur le marché norvégien des énergies renouvelables. En 2024, la Française de l’Énergie réalisait l’acquisition de Greenstat, un important opérateur dans le domaine de l’hydrogène et de l’énergie solaire. L’ensemble des investissements réalisés en Norvège devrait contribuer à hauteur de 80 millions d’euros au chiffre d’affaires annuel du groupe. À l’horizon 2030, FDE vise un chiffre d’affaires de 175 millions d’euros, pour moitié porté par les activités norvégiennes.
Le virage de la transition écologique
Fondée en 2006, la Française de l’Énergie était initialement spécialisée dans l’exploration et la valorisation du gaz et du charbon en Lorraine. Le groupe a ensuite évolué vers un modèle de production multiénergies intégrant l’électricité verte, la chaleur renouvelable, le biogaz, le Bio-GNL, le Bio-CO2 et l’hydrogène vert. Le virage s’opère en 2020 avec la mise en œuvre de la plus grande centrale solaire thermique de France connectée à un réseau de chaleur à Creutzwald, et se poursuit en 2022, avec l’acquisition de Cryo Pur, société française spécialisée dans le traitement du biogaz et de sa liquéfaction en Bio-GNL et Bio-CO2. L’énergéticien s’engage alors vers la production d’énergie à empreinte carbone négative. Après l’acquisition de Greenstat en 2024, FDE s’oriente vers l’international.
Nos experts à vos côtés
En matière de stratégie pilotée, FDE est un véritable cas d’école. Originellement spécialisé dans l’exploitation du gaz et du charbon, l’énergéticien est parvenu à prendre le virage de la transition écologique. Pour ce faire, il s’est positionné sur des acteurs de référence dans le secteur de l’énergie verte. D’autres énergéticiens ont également pris ce chemin. C’est le cas par exemple du groupe Total, devenu TotalEnergies en 2021 et qui vise désormais la neutralité carbone sur l’ensemble de ses activités. Dans cet objectif, le groupe multiplie les prises de participation dans des entreprises innovantes. Dans les prochains mois, de nouveaux mouvements pourraient advenir. Les entreprises spécialisées dans le déploiement des énergies vertes sont aujourd’hui la cible des énergéticiens. Les experts d’AURIS Finance sont spécialisés par secteurs. Nous nous plaçons à vos côtés tout au long de votre opération de rapprochement ou de cession.


