Plus de la moitié des dirigeants de PME et ETI françaises n’ont pas encore défini de stratégie spécifique à l’adoption de l’intelligence artificielle. Dans le même temps, ils restent convaincus de l’urgence d’une prise en main de ce nouvel outil. Les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusion-acquisition, vous livrent leur analyse.
L’étude a été conduite par Bpifrance auprès de 1200 chefs d’entreprises, PME et TPE. Interrogés sur leur rapport à l’intelligence artificielle, les dirigeants sont unanimes : l’adoption de l’IA est une question de survie. Ainsi, 58% des dirigeants ayant répondu à l’enquête considèrent l’IA comme importante voire très importante pour la pérennité de leur entreprise à horizon 3 à 5 ans. Pour la très grande majorité des chefs d’entreprises interrogés (94%), l’intelligence artificielle constitue d’abord une modalité d’optimisation de l’existant. 54% des sondés estiment, pour leur part, que l’IA est un outil au service du développement de l’activité : amélioration de la connaissance clients, gains en parts de marché, accès à de nouveaux marchés, augmentation du chiffre d’affaires…
Faible taux d’adoption
Si tous ont conscience de l’importance de l’outil, les dirigeants tardent à traduire leurs convictions en actions concrètes. Ainsi, selon l’étude menée par Bpifrance, une minorité de dirigeants a défini une stratégie IA. Dans le détail, 26% utilisent une IA générative, 16% une IA non générative, et seulement 10% utilisent les deux. Pire : 43% des PME-ETI n’analysent pas leurs données pour piloter leur activité. « La première brique d’une IA efficiente n’est posée que par une minorité des chefs d’entreprise », constate Bpifrance. Selon la banque publique d’investissement, une entreprise qui réalise des analyses de données pour le pilotage de son activité est 2,5 fois plus susceptible d’utiliser une IA.
Manque d’expertise
Plus de la moitié des chefs d’entreprises interrogés (57%) indique ne pas avoir défini de stratégie IA. En cause, de nombreux freins tels que notamment des coûts trop élevés, mais également le risque de perte de confidentialité de leurs données. Pour autant, toutes les PME et ETI ne sont pas logées à la même enseigne.Les entreprises spécialisées dans la Tech, les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), la finance et l’assurance sont plutôt bien avancée sur le sujet de l’IA. Celles spécialisées dans la construction et les transports sont, à l’inverse, particulièrement en retard.
Patrimoine technologique
Les dirigeants d’entreprises ont aujourd’hui tout à fait conscience de cette révolution en cours. Adopter l’intelligence artificielle permet d’optimiser les process, de réduire les risques et de personnaliser les offres. Cependant, son rôle va aujourd’hui bien au-delà de la conduite des activités et font désormais partie des actifs d’une entreprise, valorisables au moment d’une cession. C’est ainsi que les entreprises qui intègrent l’IA dans leur stratégie globale sont mieux positionnées pour attirer les investisseurs et réussir leur levée de fonds. Pour celles qui adoptent l’IA, leur valorisation peut augmenter de 20 % à 50 % en comparaison à celles qui ne l’adoptent pas réellement.
Nos experts à vos côtés
En amont de toute cession ou de toute levée de fonds, il est désormais nécessaire de se poser la question de l’intelligence artificielle. Une stratégie clairement établie est un asset précieux dans la valorisation d’une entreprise. Les experts d’AURIS Finance sont spécialisés par secteurs. Nous nous plaçons à vos côtés tout au long de votre opération de cession, d’acquisition ou de levée de fonds.


