La startup clermontoise vient de boucler une levée de fonds de 11 millions d’euros pour développer ses solutions de réalité augmentée en chirurgie mini-invasive. Explications et analyse par les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusion-acquisition.
Nouvelle étape pour SurgAR qui ambitionne d’accélérer son développement en lançant la commercialisation de son premier dispositif médical. Baptisé U-SurgAR, ce dispositif est dédié aux opérations chirurgicales mini-invasives de fibrome et d’endométriose au sein de l’utérus. Il s’agit là d’une des toutes premières solutions de réalité augmentée en chirurgie abdominale. SurgAR qui avait réalisé une première levée de fonds en 2020, d’un montant de 1,75 million d’euros, se tourne aujourd’hui vers de nouveaux partenaires financiers. Aux côtés des investisseurs historiques, UI Investissement et Crédit Agricole Capital Innovation se trouvent également le fonds Mutuelles Impact, géré par XAnge, le fond de capital venture Elaia Partners, MH Innov’ (fonds corporate de Malakoff Humanis) et Bpifrance via son fonds Digital Venture. Plusieurs business angels, dont Jacques Gardette, le fondateur de Biocorp ont participé à ce tour de table.
IA et modélisation
La startup se distingue par sa technologie qui permet de créer une modélisation 3D à partir de l’imagerie médicale classique (IRM, scanner et radiographie). Pour ce faire, la plateforme combine vision par ordinateur et intelligence artificielle. D’autres dispositifs sont aujourd’hui à l’étude : L-SurgAR et K-SurgAR, destinés au traitement des cancers du foie et du rein. La levée de fonds permettra de finaliser le fonctionnement de ces dispositifs, en vue d’une commercialisation prochaine. Des solutions basées sur l’intelligence artificielle sont également en cours de développement, notamment en endométriose.
Écosystème deeptech
Tout au long de son développement, SurgAR a su se placer aux côtés de partenaires publics et privés. La startup s’est largement appuyée sur l’écosystème universitaire, en collaboration avec le CHU de Clermont Clermont-Ferrand et l’équipe EnCoV de l’Institut Pascal (Université Clermont-Auvergne, CNRS, INP Clermont-Auvergne). Nicolas Bourdel, PDG de SurgAR est également Professeur de chirurgie à l’Université Clermont Auvergne et praticien hospitalier au CHU de Clermont-Ferrand. Le groupe s’est ainsi très tôt placé aux côtés des hôpitaux universitaires avec des collaborations en France et à l’international. SurgAR s’est rendu visible en qualité d’entreprise innovante en gagnant plusieurs appels à projets, tels que le programme BPI Deeptech ou encore le projet H2020 FEMaLe sur l’endométriose. En parallèle, le groupe a amorcé une croissance maîtrisée de ses ressources, passant de deux à 32 collaborateurs en quelques années. Suite au nouveau tour de table, l’entreprise ambitionne de recruter une dizaine de nouveaux collaborateurs.
Nos experts à vos côtés
À l’heure où les fonds de capital venture se font plus regardants quant à leurs positions, les deeptechs résistent. Au cours de l’année 2023 et dans un environnement économique contraint, les startups deeptechs européennes sont parvenues à lever 15 milliards de dollars. Les deeptech françaises, pour leur part, ont levé 4,1 milliards d’euros en 2023, soit une augmentation de 38% par rapport à l’année précédente. En France, ces entreprises innovantes bénéficient d’un écosystème très développé avec des acteurs publics et privés fortement engagés. Les deeptechs aux technologies éprouvées qui, à l’instar du SurgAR, ont travaillé de concert avec les centres de recherche universitaire, restent très recherchées par les fonds de capital venture. Dans le secteur de la santé, leur proximité avec le milieu universitaire leur assure un accès au marché. Les experts d’AURIS Finance sont spécialisés par secteurs et vous accompagnent dans votre stratégie de croissance. Depuis la recherche de partenaires financiers à l’intégration d’une nouvelle cible.


