Acquisitions, entrées en Bourse… les fonds de capital-risque européens sont aujourd’hui inquiets. Parmi les éléments qui expliquent cette déroute : le manque de sortie des fonds, des levées de fonds qui se tarissent et une quasi-absence des nouvelles introductions en Bourse. Explications et analyse par les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusion-acquisition.
Quelles sont aujourd’hui les principales préoccupations des fonds de Capital Venture (VC) ? Selon une récente enquête réalisée par le Fonds européen d’investissement (FEI) et l’association Invest Europe, 50 % des VC sont aujourd’hui inquiets des sorties. Les fonds de capital-risque et de private equity peinent aujourd’hui à déboucler leurs positions : après des années post-covid euphoriques et dans un contexte de taux bas, les investisseurs se sont massivement positionnés sur des entreprises innovantes. Toutes n’ont pas atteint les performances escomptées et dans un contexte de raréfaction des financements, les fonds peinent à revendre leurs actifs. Parmi les autres sources d’inquiétude, les VC citent à 35 % des levées de fonds insuffisantes et à 32 % une raréfaction de la présence d’investisseurs institutionnels.
Des opérations de M&A en repli
Le climat est aujourd’hui morose au sein de la tech européenne. Selon une étude réalisée par la banque d’affaires Avolta Partners, les opérations de fusion-acquisition ont été divisées par deux au sein de l’Hexagone au premier semestre 2024. Si les montants restent conséquents, c’est le nombre d’opérations qui tend à se réduire. Ainsi, au premier semestre 2024, 128 sorties ont été réalisées dans la French Tech, tandis que le montant total des fusions-acquisitions (M&A) et introductions en Bourse (IPO) a atteint 5 milliards d’euros. Plusieurs gros « deals » ont tiré à la hausse le montant global des sorties de la French Tech à l’image de LumApps, spécialiste de l’intranet pour entreprises, racheté par le fonds britannique Bridgepoint pour 650 millions de dollars. Même constat pour les IPO qui, depuis 2022, se raréfient. Seules quelques grosses opérations ont marqué l’actualité. C’est le cas notamment de l’introduction en Bourse de l’éditeur de logiciels Planisware (1,1 milliard d’euros), opérée fin 2023.
2025, l’embellie ?
Dans ce contexte, l’Europe semble s’orienter vers des entreprises plus matures, avec des niveaux de valorisation plus élevés. Cependant, en matière d’investissements dans le capital-risque, l’Europe accuse désormais un retard significatif par rapport aux États-Unis. Au cours des dix dernières années, les investissements européens dans le capital-risque ne représentaient en moyenne que 0,3 % de son PIB, soit moins d’un tiers de la moyenne américaine. Néanmoins, pour l’année qui s’annonce, les investisseurs se montrent majoritairement optimistes : 59 % des VC interrogés estiment ainsi qu’en 2025 la situation devrait s’améliorer légèrement ou significativement. Seuls 6 % sont aujourd’hui pessimistes, estimant que la situation se détériorera davantage encore dans les prochains mois. Plusieurs éléments viennent conforter cet optimisme : les levées de fonds en série B s’accélèrent, tandis que la baisse des taux directeurs se confirme. À cela s’ajoutent des start-up désormais plus éduquées en matière de gestion de trésorerie.
Nos experts à vos côtés
Dans un contexte macro-économique incertain, les dirigeants d’entreprises ont plus que jamais besoin de s’entourer du conseil d’experts. Les spécialistes d’AURIS Finance sont à même de vous accompagner dans vos arbitrages entre cession et refinancement. Leur spécialisation par secteurs leur permet d’identifier des acquéreurs potentiels au fait des spécificités de votre activité. Depuis l’identification des investisseurs au closing, en passant par la réalisation des due diligence, AURIS Finance se place à vos côtés.


