L’industrie automobile connaît aujourd’hui une phase de très grande turbulence. Le secteur tente de se transformer, dans un environnement économique de plus en plus incertain, tout en devant composer avec des normes et des réglementations fluctuantes selon les régions du globe. Les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusion-acquisition vous livrent leur analyse.
Le repli est réel. Après une forte progression en 2023, la production de véhicules légers a chuté de 1,6 % en 2024, atteignant 88,3 millions d’unités, contre 90 millions un an auparavant, selon les données de S&P Global Mobility. Une baisse qui s’explique par plusieurs facteurs combinés. D’une part, des niveaux de stocks élevés qui font suite aux années de pandémie. D’autre part, des difficultés rencontrées sur la chaîne d’approvisionnement. Enfin, les prix de vente qui ont subi de plein fouet l’inflation. L’agence de notation estime néanmoins qu’une reprise devrait s’opérer au cours de l’année 2025, avec des ventes qui devraient retrouver leur niveau de 2024 à 89,6 millions d’unités produites.
Électrification et numérisation
Deux tendances émergent. Pour les véhicules thermiques, le repli se poursuit. Dans le même temps, la production de véhicules électriques se développe. S&P prévoit une croissance annuelle moyenne de 19 % de la production de véhicules électriques d’ici 2030, tandis que la production de véhicules thermiques chutera de 12 % par an sur la même période. En conséquence, les véhicules électriques devraient représenter plus de 40 % de la production automobile totale en 2030.Une industrie qui nécessite la production de puces électroniques : un véhicule électrique contenant trois fois plus de semi-conducteurs qu’un véhicule thermique. Ainsi, selon S&P, le marché total des semi-conducteurs automobiles affichera une croissance annuelle de 9 % entre 2024 et 2030, passant de 82 milliards de dollars en 2024 à 149 milliards de dollars en 2030.
Aide à la conduite et équipement cabine
Les semi-conducteurs sont au cœur de la production de véhicules électriques. Selon un rapport livré par l’U.S. Partnership for Analytics Research in Traffic Safety (PARTS) et publié en janvier 2025, l’adoption des systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS) est massive dans les véhicules neufs. À cela s’ajoute la technologie cabine. Selon les anticipations de S&P la valeur moyenne des semi-conducteurs pour les fonctions en cabine devrait atteindre 550 dollars en 2030 par véhicule, contre 350 dollars actuellement. Il s’agit notamment de l’intégration des Smartphones via Apple CarPlay et Android Auto, des solutions de recharge filaires, de l’éclairage intérieur personnalisable, ou encore de l’esthétique des tableaux de bord. Autant de technologies désormais attendues par les consommateurs. À l’avenir, les composants électroniques devraient ainsi compter pour 20 à 30 % du coût total d’une voiture.
Nos experts à vos côtés
Dans les années post crise sanitaire, l’industrie automobile a dû faire face à une pénurie de composants électroniques, liée notamment à une mauvaise anticipation de la demande à venir. La production devrait désormais s’aligner sur la demande. Si l’industrie des semi-conducteurs automobiles est désormais sur une trajectoire de forte croissance, seules les entreprises de semi-conducteurs qui sauront exploiter les technologies les plus demandées tireront un avantage concurrentiel significatif. Parmi les entreprises qui se distinguent se trouvent des acteurs tels que NXP Semiconductors avec sa nouvelle série de processeurs audio intégrant l’IA, ou encore ams OSRAM et son module laser innovant pour les applications de conduite autonome. Dans cette course à l’innovation, des rapprochements pourraient advenir. Les experts d’AURIS Finance sont spécialisés par secteurs. Nous nous plaçons à vos côtés tout au long de votre opération d’acquisition ou de cession.


