La medtech française, fondée en 2023, poursuit son développement. En quelques mois, CardiaMetrics est parvenue à lever plus de 2 millions d’euros destinés à financer son implant de suivi à distance de l’insuffisance cardiaque. Les experts d’AURIS Finance, cabinet de conseil en opérations de fusion-acquisition, décryptent ce nouveau mouvement de marché.
Dans la lutte contre les insuffisances cardiaques, CardiaMetrics se distingue. La start-up a mis au point un capteur sous-cutané qui collecte en continu des signaux physiologiques. Les données recueillies et analysées par des algorithmes dopés à l’IA sont automatiquement transmises à une plateforme de télésurveillance, permettant aux cardiologues d’ajuster le traitement avant l’apparition de symptômes sévères et d’éviter ainsi une hospitalisation du patient.
Coopération avec les CHU
La start-up a grandi en lien avec les milieux universitaires hospitaliers. À son origine : un noyau de médecins cardiologues et d’ingénieurs qui se sont penchés sur le suivi hémodynamique à distance des patients insuffisants cardiaques. Après le lancement du premier essai clinique au CHU de Caen et la constitution d’un board médical, le groupe entend étendre sa solution et cible dans un premier temps les établissements hospitaliers (CHU et cliniques cardiologiques). À terme, la start-up ciblera également les cabinets libéraux de cardiologie souhaitant intégrer la télésurveillance dans les parcours de soin.
Recherche de financements
Pour accompagner sa croissance, CardiaMetrics a opéré plusieurs levés de fonds. La première, opérée auprès d’investisseurs privés et de cardiologues en phase d’amorçage d’un montant de 300 000 euros. À l’été 2025, la start-up a bouclé une première tranche de 1,25 million d’euros, avant une deuxième tranche d’un million d’euros supplémentaires pour mener son développement clinique et industriel. Le détail des financements est reparti entre les investisseurs historiques, salariés et fondateurs, des buisiness angels spécialisés en santé et data ainsi qu’un prêt et des obligations convertibles apportés par Bpifrance, Crédit Mutuel et le Réseau Entreprendre Isère.
Marché porteur
L’insuffisance cardiaque constitue une pathologie lourde et génératrice de nombreuses hospitalisations. En France, l’insuffisance cardiaque est un véritable enjeu de santé publique. Il s’agit de la première cause d’hospitalisation après 65 ans, avec plus de 70 000 décès par an. À l’heure actuelle, moins de 25 000 patients bénéficient d’un programme de télésuivi dédié et d’un accompagnement thérapeutique. Dans ce contexte, les solutions de télésurveillance et de suivi à distance, comme l’implant développé par CardiaMetrics, répondent à un besoin croissant de prévention des décompensations avant qu’elles ne nécessitent une hospitalisation.
Les biotechs et medtechs résistent
Malgré un environnement de marché de plus en plus sélectif, les biotechs et medtechs françaises parviennent à lever des montants significatifs, en particulier lorsqu’elles adressent des besoins médicaux majeurs avec des preuves cliniques robustes. Au cours de l’année 2025, plusieurs biotechs et medtechs sont parvenus à susciter l’adhésion des investisseurs. C’est le cas par exemple d’Adcytherix, biotech spécialisée dans les anticorps conjugués-médicaments qui a réalisé un tour de table de 105 millions d’euros, soit la plus grosse levée de fonds biotech française de l’année.
Nos experts à vos côtés
Dans le domaine de la santé, les entreprises innovantes ont besoin de financements pour se développer. La R&D et la phase d’industrialisation sont deux étapes fortement consommatrices de cash. Pour croître, ces entreprises doivent se placer aux côtés de partenaires financiers robustes, via des augmentations de capital, des partenariats industriels ou encore en passant par le marché actions. Les experts d’AURIS Finance sont spécialisés par secteurs. Nous nous plaçons à vos côtés et vous accompagnons dans la recherche du meilleur partenaire financier.


